Furyo : Noël sur le champ de bataille

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1 réponse

  1. Charly Fievet dit :

    Un article très intéressant. Dommage qu’il ne fasse pas mention de la relation du Major Celliers et de son petit frère qui occupe une bonne partie du film. Car Furyo c’est aussi ça : la culpabilité d’un grand frère qui a laissé tomber son cadet par peur de perdre la face devant les autres. Furyo c’est donc également un film sur la honte. La honte d’accepter ce que l’on est. Pour le petit frère un chanteur talentueux, pour le major Celliers un lâche et pour le soldat japonais un homosexuel refoulé. Chacun à travers l’autocensure (le petit frère en arrêtant de chanter, le soldat japonais en se camouflant derrière son insensibilité et le major anglais en se rebellant pour ses hommes) trouvera un moyen d’échapper à sa nature qui lui est insupportable. Ainsi dans ce film non seulement « les bourreaux et les prisonniers sont les victimes de personnes qui pensent avoir raison » mais c’est surtout que les gagnants sont présentés comme des perdants et inversement. Furyo illustre ainsi une pensée de Nietzsche à propos de la guerre de 1870 : « L’Allemagne à gagné la guerre et elle l’a donc perdue… Sur le terrain des idées elle a perdu. Être vainqueur est une malédiction. » Furyo est, quoi qu’il en soit, un chef d’oeuvre à tous égards prouvant que la réconciliation est un des plus grand, si ce n’est, LE plus grand défi de l’homme.

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