Mayya bar à crêpes, revisitées à la japonaise !

Journal du Japon continue de partir à la recherche de concept gustatif novateur alliant des saveurs japonaises et françaises. Et cette fois-ci, l’équipe s’est arrêtée dans un bar à crêpes ! Eh oui, l’équipe a jeté son dévolu sur Mayya bar à crêpes, du côté du jardin du Luxembourg où la gérante vous offrira un moment de plaisir, autant gustatif que visuel, grâce à des produits français et japonais. Pour en savoir plus sur le concept, lisez ce qui suit !

Mayya bar à crêpes : des crêpes bretonne à la mode japonaise !

Crêpes salés, Mayya bar à crêpes

Crêpes salés, Mayya bar à crêpes © C. Hugonin

Chez Mayya bar à crêpes, il ne faut pas vous attendre à avoir de simples crêpes dans une assiette. Ici, on vous offre des crêpes et galettes bretonnes, mais revisitées. Entendez par-là que la forme en sera différente. Vous en avez peut-être entendu parler, en voyageant au Japon, ou en vous rendant chez le seul autre lieu parisien où en trouver, mais les crêpes façon japonaises ne sont pas plates. On vous les présente garnies en forme de cône, afin de bien les tenir en main, un peu comme un sandwich : c’est le must de la street-food tokyoïte.

Chez Mayya bar à crêpes c’est la même chose ! On part d’une recette typiquement française, la fameuse recette de crêpe bretonne, et on vous en offre une version améliorée. Des produits frais et locaux, une pâte fraîche, un accueil chaleureux et vous obtenez un lieu où vous aimerez passer du temps au milieu de la folie parisienne. Le concept a vu le jour en juin 2017 du côté du Jardin du Luxembourg, dans le 5e arrondissement parisien, non loin du Panthéon. Niché dans un petit coin d’une grande rue de ce quartier Latin très animé, vous tomberez sur une devanture colorée et qui attire l’œil. Simple, épuré et pourtant cosy à l’intérieur, vous franchirez le pas du restaurant sans peur ni hésitation. Enfin si… Du côté du choix, sûrement, tant les propositions donnent envie. Vous aurez, en effet, le choix entre crêpes plutôt traditionnelles ou aux saveurs japonaises. Serez-vous en effet plutôt bœuf gingembre ou thon crudité ? Ou bien serez-vous plutôt tenté par une crêpe matcha-azuki ? Le choix est garanti, et le visuel aussi.

Pour un prix plus que raisonnable, dans les 5 à 8 €, vous pourrez remplir votre panse tout en buvant un bon thé ou une limonade japonaise. Car le concept vous propose à la fois du thé japonais ou coréen ou encore du soda nippon. Un petit coin épicerie fine est également de la partie si vous souhaitez repartir avec un produit asiatique chez vous.
Mais pour en parler qui de mieux que la gérante et sa seconde ?

Une gourmandise nommée… crêpe !

Devanture du restaurant Mayya bar à crêpes, Paris

© Mayya communication, Mayya bar à crêpes

Si notre présentation ne vous pas encore convaincu, voici une interview qui devrait sans nulle doute vous conquérir ! Et qui, attention, va vous donner faim !

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le concept qui est novateur à Paris je crois ?

Océane (employée et chargée de com’) : Oui, en effet, il y a Princess Crêpe qui fait également des crêpes japonaises en forme de cône à Paris. Mayya Bar à Crêpes est un concept né en juin 2017 et créé par Céline notre gérante et son frère, ce qui fait que c’est une affaire familiale à l’origine. Nous ne sommes rattachés à aucune chaîne ni aucun restaurant. Ils ont voulu amener la crêpe typiquement japonaise à Paris dans une ambiance assez douce, avec des musiques sympathiques, tout en proposant une carte aux saveurs japonisantes. On offre une alternative traditionnelle car ce concept là de crêpes cône au Japon est marqueté comme une fusion franco-japonaise puisqu’il utilise les crêpes de chez nous. Et nous, on le marquette de la même façon, avec des crêpes franco-japonaises mais en amenant la forme japonaise et en gardant notre recette de crêpe, ce qui fait qu’on ait gardé spécialement la crêpe au sarrasin pour la salée pour ainsi apporter notre french touch. À côté, on a également une petite proposition de produits d’épiceries japonaises et asiatiques à montrer aux clients.

Je vais m’adresser à vous, Céline. Vous êtes la gérante de ce lieu, mais pourriez-nous nous en dire un peu plus sur votre parcours avant d’ouvrir ce bar à crêpes à Paris ?

Céline : À la base j’étais comptable, ce qui n’a rien à voir avec le métier. Mais à la base ce concept on l’avait élaboré avec une amie qui est pâtissière. À l’époque on travaillait dans une épicerie fine asiatique du côté d’Opéra, et on avait vu une vidéo postée par un américain en voyage au Japon. La vidéo avait été vue par des milliers de personnes, et on s’était dit pourquoi ne pas le faire ? Au final, on l’a gardé en tête, et deux ans plus tard Mayya bar à crêpes était lancé.

Crêpes sucrées, Mayya bar à crêpes

© C. Hugonin

D’où vient le nom de votre restaurant ?

O. : Tiens c’est une bonne question. D’où vient-il ?

C. : Tout commence avec le début de mon nom de famille commençant par Ma. On voulait un nom assez court pour que cela soit plus simple à retenir pour les gens. Aussi on a pensé à Mayya bar à crêpes. Pourquoi ? Car il y a un côté Maya l’abeille qui représente un peu la couleur de la maison (tonalité de jaune). Et puis c’est plutôt mignon et les gens retiennent très vite ce genre de choses. Afin de différencier, on a jouté un « y » supplémentaire.

Vous expliquiez que vous étiez comptable, comment avez-vous fait pour vous former à ce métier ? L’avez-vous été par un maître crêpier ? Avez-vous élaboré vos recettes avec cette personne ou le faîtes-vous vous-même ?

C. : J’avais fait une formation effectivement auprès d’un maître crêpier, autour de la crêpe durant 3 semaines pour voir les bases. J’ai tourné pas mal de crêpes et de galettes durant ce séjour dans un centre de formation dirigé par une école bretonne. C’est de cette façon que je me suis formée.

La pâte à crêpe est donc une base de pâte à crêpes bretonnes ?

C. : Parfaitement. Que ce soit la crêpe ou la farine de sarrasin pour la galette.

Céline en pleine préparation de crêpes, Mayya bar à crêpes

Céline en pleine préparation de crêpes © C. Hugonin

D’où viennent justement les ingrédients que vous utilisez ?

O. : On se fait livrer par un primeur régulièrement, tout est frais et français, sauf ce qui est plus exotique comme le lychee. À ce moment-là nous allons nous fournir chez des épiceries asiatiques ou chez Tang Frères (supermarché asiatique) qu’on côtoie dans notre cercle. Tous les produits sont donc frais. Et nous faisons donc nous-même la pâte pendant les heures creuses car c’est assez bruyant, et que nous ne possédons pas de labo de pâtisserie pour cela.

C. : Oui en effet. Tout est local le plus possible. Aussi bien la pâte que je réalise moi-même que les ingrédients utilisés.

Pourquoi choisir d’ouvrir un restaurant à Paris et sa région plutôt que dans une autre région réputée pour ses crêpes comme la Normandie ou la Bretagne ?

C. : J’ai toujours habité à Paris donc je trouvais cela plus simple de commencer par là. Avec mes anciens collègues qui sont à la fois parisiens et japonais, vivant à paris, c’était plus facile pour moi de commencer par là.

Et de faire des crêpes françaises à la mode japonaise, vous n’avez pas eu l’envie de partir ailleurs ?

C. : Pour l’instant non ce n’est pas prévu, cela pourrait être une idée pour le futur, mais pas dans l’immédiat.

Si on parle un peu plus du quartier. Pourquoi avoir choisi un quartier comme le quartier Latin et donc universitaire plutôt qu’un quartier japonais ?

O. : De ce que tu m’as expliqué Céline, tu complèteras je pense, c’est un quartier qui reste en réalité très vivant. Tu ne souhaitais pas te positionner sur un seul type de clientèle car si on reste sur un seul, à cœur de cible, il faut que les clients reviennent plusieurs fois. Et avec une crêpe à 5€ ou 7,5€, cela reste un budget. C’est plus intéressant de se positionner sur une clientèle plus large afin de pouvoir rebondir le cas échéant.

C. : Oui et non (Rires). On a également mis un peu de temps à trouver un local adapté pour s’installer. On a bien regardé dans la rue Sainte Anne mais il n’y avait aucun local disponible à ce moment-là. On avait cherché aussi dans le 5e car il y avait beaucoup d’écoles et de jeunes, en estimant que c’était un concept vivant pour eux et c’est là qu’on a porté notre dévolu finalement.

Crêpière du restaurant Mayya bar à crêpes

© C. Hugonin

Depuis l’ouverture du restaurant il y a un an maintenant, auriez-vous un premier bilan à faire ? Ou un retour de clients peut-être ?

O. : Les clients aiment beaucoup ce côté très ludique de la crêpe en forme de cône, très jolie et très conviviale. Cela nous arrive souvent de recevoir des couples qui prennent une crêpe cône sucrée ensemble avec deux cuillères pour la partager. Mais c’est un produit qui peut plaire à tout le monde, c’est ce qu’on pense et ce qu’on voit à travers la clientèle. On a à la fois des habitués, des adultes dans la trentaine, mais aussi des personnes âgées qui viennent l’après-midi. On a des familles, des groupes d’amis, des lycéens et des étudiants car on est dans un quartier assez jeune pour cause de facultés et d’écoles alentours. C’est vraiment convivial et varié.

C. : C’est plutôt positif en effet. Car lorsqu’on avait commencé en juin 2017, c’était tout de suite les vacances d’été. Donc les gens ne nous connaissaient pas, le concept était tout neuf. Les débuts ont été difficiles mais aujourd’hui on a beaucoup de retour, les personnes reviennent, en parlent autour d’eux. Et on le ressent cette année avec une hausse du chiffre d’affaire par rapport à l’an dernier à la même période.

Au niveau de la publicité et de la communication, comment avez-vous fonctionné ?

O. : Pas mal via le bouche à oreille. On a des personnes qui viennent une première fois le midi par exemple, en tant que pause entreprise, et qui reviennent quelques jours plus tard avec des amis, de la famille… On mise aussi beaucoup sur les réseaux sociaux car on sait à quel point c’est important et qu’étant une petite structure, et non une chaîne, nous n’avons pas un gros budget. On bénéficie donc d’une certaine publicité par nos clients quand ils partagent sur nos réseaux sociaux, et on les en remercie fortement pour cela.

Si on essaie d’aller un peu plus loin, avez-vous eu lors de cette première année, de bonnes ou de mauvaises surprises ?

O. : La bonne surprise en tant qu’employée pour ma part, c’est de voir une clientèle très variée. À la base je m’attendais presque à voir une clientèle tournée très Japon et un peu otaku, et au contraire c’est peut-être cette dernière la plus difficile à amener. Car on n’est pas sur un parcours classique d’un fan de culture japonaise : on n’est pas proche de musées qui présentent des expositions japonaises, ni proche de la Maison de la Culture du Japon, ni du côté de Bastille ou République où il y a des boutiques. En définitive, c’est une clientèle familiale et des étrangers qui viennent, comme nous sommes proches du Panthéon. On fait découvrir ce produit à des personnes qui ne seraient pas forcément intéressées à la base.

Intérieur du restaurant Mayya bar à crêpes

© Mayya communication, Mayya bar à crêpes

En se positionnant d’avantage sur le produit, pour vous quelle serait une bonne crêpe ou une crêpe réussie ?

O. : C’est une crêpe qui ne reste pas dans l’assiette ou dans son support. Donc pour moi c’est une assiette vide. C’est plutôt une crêpe qui est dégustée jusqu’au bout sans en laisser ne serait-ce qu’un morceau.

C. : Alors une crêpe réussie… (Rires.), déjà la manière de la faire. Nous proposons une crêpe plutôt croustillante autour et moelleuse au milieu. Et une bonne crêpe, quand on la retourne, on voit comme des tâches, si c’est le cas c’est une bonne crêpe. Mais également la bonne quantité de beurre pour que ça ne soit pas trop lourd.

Entre une crêpe française et une crêpe japonaise, pour vous, quelles seraient les différences fondamentales ?

O. : Fondamentalement, la différence est cette forme de cône, qui est très traditionnelle du street-food tokyoïte à la base mais japonais également aujourd’hui car cela s’est développé dans la plupart des grandes villes. On ajoute aussi dans nos recettes des saveurs japonisantes. Par exemple, en salé, on a le poulet à l’ail frit et le bœuf gingembre qui sont très typiques en guise de saveur japonaise avec des sauces au sésame ou au wasabi. Donc on reste sur des saveurs proches du Japon. Et pour le sucré, celles qui sont typiques, je peux vous citer la matcha-azuki, avec une crème au matcha et du azuki.

D’après vous, la manière de consommer la crêpe diffère-t-elle entre la France et le Japon ?

O. : Je pense que oui, car autant je n’y suis pas encore allée moi-même et donc en goûter directement sur place, autant d’après les images que je vois circuler sur le sujet, j’ai l’impression qu’elles sont moins garnies que celles que nous faisons, et plus blanche aussi donc elles sont sûrement moins sucrées et moins croustillantes. Ce n’est pas pour critiquer la manière japonaise de les faire mais je trouve qu’en France, nos crêpes sont beaucoup plus fournies la plupart du temps.

C. : Ici on fait la crêpe à la bretonne, autour c’est plutôt croustillant, alors qu’au Japon c’est plus une crêpe en cône. La crêpe est plus blanche, alors qu’ici on a pris la base bretonne. Au Japon, on trouvera une crêpe plutôt uniforme donc.

Présentoir à crêpes, Mayya bar à crêpes

© C. Hugonin

Et si nous faisions un quizz façon crêpes Mayya ?

Plutôt crêpe matcha ou crêpe au caramel au beurre salé ?

O.: Crêpe matcha. Le caramel au beurre salé c’est très bon mais j’en ai un peu mangé toute ma vie, alors que le matcha c’est plus frais, surtout que chez nous c’est en forme de crème glacée et plus exotique.

C. : Je dirai matcha-azuki (Rires.) car c’est une spécialité de notre maison chez Mayya bar à crêpes. Quand on vous demande, « qu’avez-vous de japonais ? » on proposera tout de suite la matcha-azuki. La caramel au beurre salé est très bonne mais elle est plus traditionnelle. On essaie vraiment de se positionner sur les crêpes japonaises.

Plutôt crêpe banane-fraise ou chocolat maison ?

O. : Hum… Banane-fraise quand même. Car notre chocolat maison est plate alors que l’autre est en cône, et la chantilly maison fait vraiment la différence.

C. : C’est très difficile de choisir (Rires.) mais je choisirai banane-fraise quand même. Je dirai pour le côté gourmand et parce qu’il y a aussi de la sauce au chocolat à l’intérieur. Donc on a le tout.

Crêpe salée, Mayya bar à crêpe

© C. Hugonin

Côté salé, crêpe bœuf-gingembre ou la galette saucisse typique française ?

O. : Euh… Vu que je ne mange pas de viande ce sera compliqué (Rires.) Je mangerai juste la crêpe.

C. : Je peux dire les deux ou pas ? (Rires.). Vraiment. Et le bœuf-gingembre c’est notre spécialité. Mais la galette saucisse est vraiment bonne, donc les deux.

Plutôt ramune (limonade japonaise) ou bolée de cidre ?

O. : Oh Ramune quand même car plus fun, et plus doux. J’aime le cidre mais je préfère le ramune pour l’attrait nouveauté qu’elle apporte.

C. : Je dirai chez Mayya plutôt une ramune, car c’est une spécialité de la maison, mais ailleurs pourquoi pas la bolée de cidre. C’est vraiment différent.

Un autre mot à dire ?

C. : Venez chez Mayya bar à crêpes, on vous propose des produits à la fois sains et gourmands !

Merci beaucoup pour votre temps.


Adresse :
Mayya bar à crêpes
220 rue Saint Jacques
75005 Paris
Métro proche : Luxembourg (rer et métro) et ligne 21 et 27 en bus (arrêt Saint Jacques ou Gay Lussac) (page facebook : Mayya bar à crêpes ou instagram : Mayya_crepes)
Horaires : du lundi au jeudi 10h-20h, le vendredi 10h-19h et le samedi 11h-20h

N’hésitez pas à partager vos propres adresses à Paris et même ailleurs en France et à commenter ! 

Et retrouvez tous nos billets de Et si on mangeait japonais ? dans la rubrique dédiée du site !

Charlène Hugonin

Rédactrice à Journal du Japon depuis deux longues années, je suis un peu une touche-à-tout niveau mangas, anime et culture. Mais j'ai une jolie préférence pour tout ce qui a trait à la gastronomie japonaise, et ce qui tourne autour ! Peut-être pourrons-nous même en parler ensemble ?

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