Qui sont donc les nouveaux (et bons) mangas de science-fiction ?

Si la fameuse « SF » a connu son heure de gloire pendant plus de 50 ans au siècle dernier et que l’animation japonaise y a largement contribué, quels sont les nouveaux représentants de ce genre, aussi très littéraire, dans le media manga ? En ce début 2020, Journal du Japon vous propose une belle liste de titres pour les amateurs, du pur space opera au cyberpunk en passant aussi par le post-apocalyptique.

En route vers des mondes étranges et des peuples inconnus !

© Getty / Caiaimage/Rana Dias

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La Science-fiction & le Japon

La science-fiction, ou SF pour les amateurs, est un genre narratif qui développe des fictions reposant sur des progrès scientifiques et techniques a priori impossibles en l’état actuel de nos connaissances. Il se déroule dans un futur plus ou moins lointain ou dans un univers parallèle au nôtre. On  y parle donc de voyage dans le temps, d’aventure interplanétaire ou interstellaire, de la colonisation de l’espace, de la rencontre avec des extra-terrestres, de la confrontation avec les robots et les clones, ou d’une catastrophe apocalyptique. On y retrouve des sous-genres très connus comme le space-opera, le cyberpunk, l’uchronie et le post-apocalyptique pour ne citer qu’eux.

Si le mot science-fiction commence à se démocratiser au siècle dernier à la fin des années 20, difficile de vraiment situer le commencement du genre, et certains citent Histoires vraies (2e siècle après J.C.) de Lucien de Samosate, comme le premier ouvrage de SF, même si les précurseurs commencent surtout à apparaître en masse au début du 15e siècle et dans ceux qui vont suivre : Rabelais (Gargantua), Mary Shelley (Frankenstein), Edgar Allan Poe, sont quelques exemples parmi une quinzaine de précurseurs. Comme nous le disions en introduction c’est le 20e siècle qui verra son explosion. Amazing Stories, le premier magazine dédié uniquement au genre est né en 1926 (ci-dessous, à gauche) et Dr Jekyll et Mr Hyde sera lui considéré comme la première œuvre de science-fiction d’horreur illustrée, en 1943. La science-fiction dans sa version moderne compte enfin deux pères fondateurs : Jules Verne (De la Terre à la Lune en 1865 ou Vingt mille lieues sous les mers en 1870), et H. G. Wells avec La Machine à explorer le temps en 1895 ou La Guerre des mondes en 1898 dans une époque ou le genre est favorisée par de nombreux progrès scientifiques réels et par le développement d’une littérature populaire.

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Mais, et le Japon dans tout ça ? Le conte dUrashima Tarō,(ci-dessus, à droite), que l’ont peu étiqueter science-fiction car il implique un voyage temporel dans un futur lointain, a été initialement rédigé dans le Shoku Nihongi en l’an 720. On peut aussi citer, au 10e siècle, le récit du Coupeur de bambou, alias Princesse Kaguya, où le personnage principal est une princesse de la Lune envoyée sur Terre pour sa sécurité lors d’une guerre céleste. Mais pour revenir à notre époque c’est surtout à travers le cinéma et des séries d’animation que les Japonais ont marqué les esprits avec notamment des précurseurs comme Leiji MATSUMOTO (Albator et ses déclinaisons), Katsuhiro ŌTOMO (Akira), Mamoru OSHII (Ghost in the Shell). Durant la décennie 1978-1988, l’animation japonaise contribua largement à populariser le genre en France, avec GoldorakCapitaine FlamAlbatorIl était une fois… l’EspaceLa Bataille des planètesLes Mystérieuses Cités d’Or et Ulysse 31, suivis dans les années 90 par nombre d’autres comme Cowboy Bebop, Robotech, Neon Génésis Evangelion ou, pour reprendre nos trois derniers épisodes de Souvenirs (jap) animés : Nadia ou le secret de l’eau bleue, Wolf’s Rain et le légendaire Gundam… La liste est incroyablement longue, en réalité, tant des sous-genres de la SF comme le mecha, le cyberpunk ou le space opera doivent énormément aux artistes japonais : le sentai ou la saga Godzilla pourrait remplir cet article à eux seuls, et en manga impossible de ne pas, au moins, ajouter à cette longue liste des mangakas comme Go NAGAI, Akira TORIYAMA et Masamune SHIROW.

 Captaine Albator   GITS Manga

Mais, puisqu’il s’agit de l’objet de cet article aujourd’hui, quid de la SF en manga à l’heure où tout le monde jure par la fantasy ou l’isekai ? Et bien figurez-vous que ce n’est pas le choix qui manque… La preuve dans notre sélection ci-dessous, à travers quatre thématiques parmi les plus foisonnantes de la science-fiction !

 

Le voyage dans le temps

Le voyage dans le temps est un thème tellement exploité qu’il est souvent considéré comme un genre à part entière.  « Qu’est-ce que le voyage dans le temps ? Inévitablement, cela implique un décalage entre le temps et le temps. », celui du voyage et celui du voyageur dans cette citation de David Lewis. Ce voyage dans le temps est devenu un outil rêvé pour des thrillers temporels, en voici trois tous aussi excellents les uns que les autres.

Le bateau de Thésée

bateau-de-thesee-4-vegaRésumé éditeur : 24 Juin 1989. Une effroyable affaire d’empoisonnement au cyanure de potassium frappe l’école primaire du village d’Oto Usu (département de Hokkaido), faisant 21 victimes. Le coupable désigné est le policier du village, un certain Bungo Sano. Vingt-huit ans après les faits, son fils, Shin, se rend à Hokkaido pour rencontrer ce père qui a toujours clamé son innocence. Mais auparavant, Shin décide de faire un crochet par Oto Usu, où il se trouve brusquement enveloppé dans un épais brouillard. Lorsque ce dernier se retire, le jeune homme se retrouve devant l’école primaire d’Oto Usu, qui est censée avoir été rasée après le drame. En réalité, Shin a été mystérieusement transporté dans le village tel qu’il existait, six mois avant la tragédie !

Le + du titre : Comme dans tout thriller temporel, la maîtrise de la time line et des événements par l’auteur est crucial, pour tenir en haleine sans pour autant noyer le lecteur dans la complexité. Le mangaka s’en sort ici à merveille et la recherche du vrai meurtrier (que l’on suit parfois, en vue subjective, très intrigante) est tout aussi haletante que les retours dans le présent. Ces sauts sont peu nombreux mais, à chaque fois, quel impact !

De Toshiya HIGASHIMOTO, aux éditions Vega. 5 volumes parus pour une série qui en comptera 10.

Time Shadows

time-shadows-t4-270x384Résumé éditeur : Shinpei est de retour sur son île natale pour assister aux funérailles de son amie d’enfance, Ushio, décédée accidentellement en mer. Il se rend vite compte que quelque chose ne tourne pas rond… Certaines personnes agissent bizarrement. Et s’il s’agissait d’une mort accidentelle, pourquoi une autopsie du corps d’Ushio a-t-elle été ordonnée ? Mais avant de pouvoir vraiment enquêter, Shinpei est assassiné par un sosie de Mio, la sœur d’Ushio.

Et voilà qu’il se réveille sur le bateau qui le conduit à l’île pour assister à l’enterrement d’Ushio…! Il semble avoir remonté le temps… Parviendra-t-il à comprendre ce qui se passe et à l’enrayer avant qu’il ne soit trop tard ?

Le + du titre : Time Shadows fonctionne sur l’idée de la boucle temporelle. A chaque fois que Shinpei meurt il revient en arrière, mais tout en avançant un peu dans le temps par rapport à sa mort précédente : petit à petit chacune de ses actions se gravent donc dans le marbre et il doit alors adapter régulièrement sa stratégie pour empêcher le pire : la mort – ou plutôt le « remplacement » par les fameux sosies – de tous les habitants de l’île. À cette mécanique très bien huilée et propice à d’excellents rebondissements, s’ajoute le mystère de ces êtres, ces « ombres », quand à leur nature et leur but, mais aussi une romance et des personnages secondaires qui sont assez savoureux !

De TANAKA Yasuki, aux éditions Kana. 4 tomes pour 9 parus au Japon (série toujours en cours).

 

Le cyberpunk

Le cyberpunk (pour cybernétique et punk) est un sous-genre de la science-fiction qui met souvent en scène un futur proche, avec une société technologiquement avancée. Si la SF nous emmène faire des voyages dans l’espace, le cyberpunk se déroule la plupart du temps dans un futur proche sur Terre souvent lugubre, où les personnages sont des antihéros désabusés, voire pire. À noter que le steampunk et le biopunk en sont deux sous-genres là aussi très inspirants chez les artistes japonais.

Blame! (édition Deluxe)

BlameRésumé éditeur : Peut-être sur Terre… Peut-être dans le futur… Killee est un voyageur taciturne qui erre dans une gigantesque cité labyrinthique, s’étendant sur des milliers de niveaux. Armé d’un revolver émetteur de gravitons et accompagné de la scientifique Shibo, il est en quête de “gènes d’accès réseau”, un génome qui aurait échappé à la contamination globale et qui permettrait de se connecter au système d’exploitation du monde.

Le + de la série : Édité en 2000, Blame! est le manga qui a révélé Tsutomu NIHEI. Avec Killee, le lecteur entre dans le monde du silence et de la contemplation. Le mangaka ne nous épargne pas : l’œuvre se savoure de manière active ! En effet, rien n’est vraiment expliqué et c’est à travers notre observation et notre réflexion que l’on tente de comprendre le labyrinthe et ses règles. Que cela soit les paysages et les plans d’architecture qui peuvent donner le tournis ou les scènes d’action, Blame! se démarque par son ambiance cryptique, son histoire et sa mise en scène uniques. L’adaptation de Netflix qui se concentre sur l’épisode des électro-pêcheurs vous donnera peut-être envie de découvrir l’œuvre originale.

De Tsutomu NIHEI, aux éditions Glénat. 6 tomes (série terminée).

Aposimz

AposimzRésumé éditeur : Sur l’astre artificiel géant Aposimz, couvert de ruines… En plein milieu d’un exercice de marche, Ao, Biko et Esserow, habitants de la “poutrelle à la macle blanche” viennent au secours d’une fille étrange poursuivie par des soldats de l’empire de Libedoa. Celle-ci leur confie un “code” et sept projectiles capables de bouleverser le monde !

Le + de la série : Autre pépite signée Nihei ! S’il s’agit encore une fois d’un monde apocalyptique, contrairement à Blame! et ses pages très noircies, la planète des marionnettes se démarque avec son graphisme laissant la part belle aux tons blancs et gris. Moins complexe à comprendre que son aîné, Aposimz plaira au plus grand nombre qui ne connait pas forcément l’œuvre niheienne tout en faisant plaisir aux fans de la première heure qui apprécieront de retrouver la patte de l’artiste.

De Tsutomu NIHEI, aux éditions Glénat. 4 tomes sortis en France (5 au Japon – série en cours).

Origin

origin-1-pikaRésumé éditeur : Dans ce monde, se cachent des individus “qui ne sont pas humains”.
2048. Le Japon est relié à l’Eurasie par une ligne ferroviaire transcontinentale. Tokyo, sa capitale est désormais le nid du terrorisme et du crime. Et dans l’ombre de cette mégalopole, lorsque la nuit s’installe, de mystérieux individus s’en prennent aux humains et les massacrent… Qui sont ces “êtres qui ne sont pas humains” et qui vivent cachés parmi les Hommes ? Et qui est Origin, cet individu qui les pourchasse ?

Le + de la série : Nous aurions pu vous parler de l’amusant Dr Stone dans la thématique post-apocalyptique mais quitte à vous parler de ce mangaka au grand talent qu’est Boichi, autant parler du titre le plus Boichiesque des deux titres ! Le titre combine a merveille le superbe trait du mangaka, dont le talent pour dessiner des corps de chair ou de métal force l’admiration et en fait un artisan parfait du biopunk… En plus de régaler les amateurs de beaux combats ou de jolis femmes. Mais Origin ne se contente pas d’une belle plastique et y insuffle aussi des réflexions typique de ce sous-genre cybernétique autour de la nature humaine avec la quête d’identité de son androïde phare. Une sorte de Ghost in the Shell en plus fun, en quelque sorte !

De BOICHI, aux éditions Pika. 7 tomes sortis pour 10 de prévus.

 

Le space opera

Le space opera est caractérisé par des histoires d’aventure épiques ou dramatiques avec un cadre géopolitique complexe, en toile de fond ou au premier plan. Il peut se lancer dans l’exploration spatiale à grande échelle ou les guerres intergalactiques selon les œuvres. Nous en avons justement un manga pour chaque !

Les héros de la galaxie

heros-de-la-galaxy-6-kurokawaRésumé éditeur : En 3586, la galaxie voit s’affronter deux grandes puissances de force égale : l’Alliance des Planètes libres et l’Empire Galactique. C’est dans ce dernier que vivent paisiblement Reinhard Von Müsel et Siegfried Kircheis. Jusqu’au jour où le comte Kaiser Friedrich IV fait irruption chez Reinhard et enlève sa sœur afin d’en faire sa concubine. Le comte étant dans son droit, Reinhard est impuissant. Révolté qu’une telle chose soit possible dans l’Empire Galactique, qu’il pensait pourtant garant de libertés, il décide de s’engager dans l’armée afin de gravir les échelons le plus vite possible et de renverser l’empereur en place. Mais un nom pourrait bien se dresser sur son chemin : celui de Yang Wen-Li, héros incontesté de l’Alliance des Planètes Libres pour laquelle il a remporté nombre de batailles.

De leurs combats découlera l’avenir politique de l’humanité : la république ou la dictature.

Le + de la série : On n’avait pas lu de grands combats intergalactiques comme ça depuis bien longtemps, avec des flottes à la taille impressionnante (graphiquement, c’est du plus bel effet) et des tactiques militaires dignes des grandes batailles qui ont jalonné l’Histoire. Dans cette adaptation d’une célèbre série de romans SF japonais, « Ginga Eiyū Densetsu », on savoure aussi les affres de la politique et de la noblesse incarnée par chacun des deux camps et la montée en puissance des deux antagonistes qui vont venir bousculer l’ordre établi. Un classique à ne pas rater !

De FUJISAKI Ryû (dessin) et TANAKA Yoshiki (scénario) aux éditions Kurokawa. 7 tomes parus sur 16 au Japon (série toujours en cours).

Astra Lost in Space

astra-lost-in-space-1-nobiRésumé éditeur : En 2063, Kanata, Aries ainsi que sept autres de leurs camarades débarquent sur une planète inconnue dans le cadre d’une mission spatiale de leur cursus scolaire. Mais ils ont à peine le temps de commencer à explorer ce nouvel univers qu’ils se voient projetés à des années-lumière de leur point de départ par une étrange sphère d’énergie ! Comment survivre perdus au beau milieu de l’espace ? Quelle est donc cette étrange sphère qui continue de les poursuivre ?

Autant de réponses à découvrir dans ce récit de survie haletant sur fond de science-fiction et de mystères !

Le + de la série : En cinq tomes seulement, ce shônen pur-jus réussit le pari de mélanger exploration spatiale et un grand complot qui se dévoilera goutte à goutte dans la seconde partie de la série. Les personnages font le reste du travail avec pas mal d’humour et de belles histoires positives, typique du genre shônen. Tout public, bon enfant mais pas abêtissant car bien construit et parfois surprenant…. En un mot : divertissant !

De SHINOHARA Kenta aux éditions nobi nobi !. 5 tomes parus et série achevée en 2019.

 

Le post-apocalyptique

La science-fiction post-apocalyptique dépeint la vie après une catastrophe ayant détruit la civilisation : guerre nucléaire, collision avec une météorite, pandémie, crise économique, invasion extraterrestre, etc. Ou parfois, comme nous le verrons ci-dessous, une origine inconnue qui fera partie des mystères de l’oeuvre ! Le post-apocalyptique repose sur un délicat équilibre entre une civilisation perdue et un chaos naissant, à la fois la fin du monde et un nouveau départ.

Girls’ Last Tour

girls-last-tour-1-omakeRésumé éditeur : La civilisation s’est éteinte il y a déjà de nombreuses années. Le monde n’est plus que villes dévastées et machines inutiles. Chito et Yuri sont désormais seules et errent sans véritable but dans les décombres.
Les deux jeunes filles ont grandi dans ce monde, sans savoir comment elles ont pu survivre par elles-mêmes. Aujourd’hui, elles déambulent sans vraiment comprendre tout ce qu’elles voient, à la recherche d’un toit et de nourriture. Leur périple dans ce monde sans vie est, pour elles, l’occasion de se poser de nombreuses questions sur l’existence et la vie que menaient leurs ancêtres, mais aussi sur le futur…

Le + de la série :  Le bilan que fait ce genre d’histoire de la société humaine est souvent pessimiste : notre espèce s’est souvent détruite elle-même, à quelques exceptions prêt, et n’a laissé que des ruines derrière elle. Girls’ Last Tour arrive à se détacher de cette tristesse grâce à ses deux héroïnes très innocentes qui se moquent totalement de ce qui a bien pu advenir aux civilisations qui l’ont précédé. Reste juste un peu de curiosité sur ce monde qui mélange de manière intrigante des artefacts contemporains à des architectures futuristes, mais c’est surtout l’étrange vie des deux filles qui finit par nous emporter, pour une balade dans l’hiver de ce monde… notre monde ?

De TSUKUMIZU aux éditions Omaké Manga. 1 tome paru, pour 6 prévus !

Tsugumi Project

tsugumi-project-1-ki-oonRésumé éditeur : Léon, soldat d’élite d’une Europe militariste, est embarqué de force dans une expédition secrète. Dans un Japon en ruine, abandonné depuis plus de 200 ans, lui et ses compagnons d’infortune doivent récupérer une arme terrifiante. Son nom de code : Tsugumi. Tout ce qu’on sait d’elle, c’est que son potentiel de destruction est tel que le monde a préféré écraser l’archipel sous une pluie de bombes atomiques plutôt que de voir son développement mené à terme… Mais l’opération tourne court : l’avion s’écrase, et Léon se retrouve seul dans la baie de Tokyo. Affamé, à bout de forces, avec pour unique protection une combinaison antiradiations, il découvre vite que la métropole n’est pas aussi déserte que prévu… Sa course pour la survie commence !

Le + de la série : Son univers, indubitablement. Le bestiaire de chimères vaut à lui seul le détour, comme une fille autruche ou des singes volants pour ne citer qu’eux, avec un design parfait et une vraie réflexion sur leur façon de se déplacer, leur comportement de prédateur, etc. A côté de ça, le mangaka fait aussi des prouesses pour ces doubles pages qui font la part belle – la part magnifique – aux décors, avec un mélange hypnotisant d’immeubles en ruines et de végétation envahissante… Sans oublier une balade dans les sous-sol digne d’un Resident Evil dans le tome 2. Le titre à d’autres atouts – ses personnages, tout aussi travaillés, attachants et intrigants – mais plutôt que de vous en parler pendant des heures, foncez plutôt dévorer les 3 premiers tomes sortis !

De IPPATU, aux éditions Ki-oon. 3 tomes sortis et série en cours.

 

Le titre de cet article a donc trouvé une réponse : la science-fiction est finalement partout et continue bien d’inspirer des générations de mangakas. Même si les sous-genres en avant comme le voyage temporel ou le post apocalyptique ont aujourd’hui piqué le devant de la scène au Space Opera ou au Cyberpunk pur et dur, les lecteurs qui ont envie d’ailleurs, de réalités et de monde incroyables, futuristes ou mystérieux ont l’embarras du choix…

D’autant que notre liste est loin d’avoir fait le tour de la question et il y aurait de quoi faire – et nous le ferons – un second numéro, rien qu’avec les rencontres du 3e type ou les uchronies. En attendant, et qu’ils soient récents ou old-school, on compte sur vous pour partagez vos mangas de science-fiction préférés en commentaire !

Paul OZOUF

Rédacteur en chef de Journal du Japon depuis fin 2012 et fondateur de Paoru.fr, je m'intéresse au Japon depuis toujours et en plus de deux décennies je suis très loin d'en avoir fait le tour, bien au contraire. Avec la passion pour ce pays, sa culture mais aussi pour l'exercice journalistique en bandoulière, je continue mon chemin... Qui est aussi une aventure humaine avec la plus chouette des équipes !

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2 réponses

  1. Rabache dit :

    Moi g une petite préférence pour gunnm, lost order et enfin gunnm mars chronicle avec le quel j attends la fin avec impatience uuu

    • Paul OZOUF dit :

      Bonjour Rabache,

      Paul OZOUF, auteur de l’article. Gunnm, c’est un grand classique du genre, excellent choix. C’est aussi parce qu’il y en a beaucoup que nous sommes restés sur les nouveautés. Et même en faisant ça il en manque encore ^^

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