Le Japon face à l’afflux de visiteurs et aux comportements inappropriés

Le Japon est depuis plusieurs années une destination qui attire de plus en plus de visiteurs étrangers. Et en 2020, l’afflux touristique ne devrait pas faiblir avec l’organisation des Jeux Olympiques d’été. Ce succès mérité pour l’archipel que nous apprécions s’accompagne hélas de désagrément pour la population locale. Avec la hausse du nombre de touristes et le phénomène de tourisme de masse, comportements déplacés et manque de respect des traditions japonaises se font plus fréquents. Le pays se doit de réagir, sous peine de voir se développer de l’hostilité à l’encontre des gaijin.

Quelles sont les solutions évoquées pour ne pas subir les affres du tourisme, qui touchent déjà de nombreuses villes à travers le monde ? Tentons de comprendre les enjeux du problème et les différentes manières de le résoudre.

Marée humaine à Tokyo

Marée humaine à Tokyo – Image sous Creative Commons Zero (CC0)

2020, l’année du changement pour le Japon ?

Longtemps considéré comme une destination lointaine et onéreuse, le Japon attire désormais de nombreux visiteurs, avec une masse de voyageurs qui n’a cessé de croître au cours des 10 dernières années . On a dénombré 28,7 millions de visiteurs en 2017, 31,2 millions en 2018 et un record de 31,9 millions en 2019. Quand on sait que l’objectif du gouvernement en 2008 était d’atteindre les 20 millions de touristes en 2020, le pari est remporté haut la main, avec un résultat qui dépasse toutes les attentes.

Si la majorité des visiteurs étrangers provient d’Asie de l’est et du sud-est, avec une majorité de Chinois, de Sud-coréens et de Taïwanais, les visiteurs européens, Américains et Australiens représentent tout de même 13,5 % des touristes de l’archipel, en décembre 2019. Pour 2020, les autorités attendent 40 millions de visiteurs soit 8 millions de plus que durant l’année écoulée, avec notamment l’organisation par le Japon de ses 4e Jeux Olympiques d’été. Un afflux conséquent, qui s’accompagnera certainement d’échanges culturels passionnants et de prouesses technologiques et qui devrait sans nul doute permettre au Japon de charmer encore plus de monde, pour assurer au secteur du tourisme un avenir flamboyant.

Croissance tourisme japon

(Source JNTO)

Cependant, le pays longtemps isolé du reste du monde possède des codes culturels forts et demande un effort, à celui qui souhaiterait poser ses bagages dans le pays sans que son comportement ne dénote trop avec les habitudes locales. On sait que les tatouages font souvent l’objet de débats, mais le pays a assoupli ses règles les concernant, notamment lors de la coupe du monde de rugby 2019 qu’il a organisé et durant laquelle les joueurs ont pu entrer sur le terrain sans avoir à masquer leurs tatouages. Une petite concession qui prouve que le pays veut s’adapter à ses visiteurs et qui devrait en entraîner d’autres.

évolution tourisme japon 2010 2019

Evolution du tourisme au Japon sur la période 2018-2019 (Source JNTO)

Si le Japon semble prêt à faire des efforts, le touriste doit également s’impliquer dans son voyage et se préparer à devoir respecter les règles. Pourtant, comme l’illustre des comportements inappropriés et des attitudes qui laissent les Japonais perplexes dans les meilleurs des cas et qui les choquent parfois, ce n’est pas encore gagné.

Afflux touristique et comportements déplacés

Ceux qui visitent le Japon peuvent être des passionnés qui connaissent les us et coutumes et qui feront tout leur possible pour être « le plus japonais possible », ou des curieux qui souhaitent découvrir cette terre décrite tour à tour comme étrange, folle, magnifique ou apaisante. Ils feront partie de la grande majorité des touristes qui profiteront de leur séjour au milieu de Japonais contents et étonnés, par endroit, de les croiser. Hélas, un sentiment de rejet du Gaijin (un terme légèrement péjoratif pour qualifier l’étranger, Gaikokujin, ici abrégé en Gaijin) se développe peu à peu dans certaines villes parmi les plus visitées, comme c’est le cas dans la plupart des grandes villes du monde qui doivent faire face à une popularité croissante. Les destinations les plus prisées sont Tokyo, dans laquelle se rendent 46% des visiteurs, suivie d’Osaka à 38.7%, de Chiba (36% pour son Disney Resort), et de Kyoto (26%).

Le Fushimi Inari Taisha de Kyoto, victime de son succès

Le Fushimi Inari Taisha de Kyoto, victime de son succès – Photo de Andrew Currie

Le problème au Japon, c’est qu’une attitude hors norme fait vite tâche et que ne pas respecter les règles peut rapidement choquer. L’exemple le plus flagrant est visible à Kyoto, où des hordes de touristes pourchassent parfois des maiko (apprenties geisha) ou de jeunes femmes déguisées en geisha pour les photographier. Des groupes entiers, qui envahissent le quartier de Gion, font fi de toute forme d’éducation et traitent les autochtones comme les membres du staff d’un parc d’attraction. Dans la ville, les temples sont pris d’assaut, ce qui trouble la quiétude des lieux. Les résidents s’agacent aussi de voir des visiteurs entrer dans leur résidence pour faire des photos. Le résultat ? Une interdiction de photographier dans la plupart des rues de Gion, sous peine de payer une amende de 10 000 yens soit environ 80 euros. Une sanction financière efficace, mais qui ne résout pas le problème de fond, à savoir le manque de savoir-vivre de certains touristes.

Collégiens en visite au Todai-ji à Nara

Collégiens en visite au Todai-ji à Nara – Photo de Jean-Pierre Dalbéra

À Nara, des décès de daims ayant ingurgités du plastique issu de déchets abandonnés par les visiteurs a choqué l’opinion publique. Les affiches mentionnant l’interdiction de nourrir les animaux avec autre chose que les crackers prévus à cet effet se sont multipliées dans la ville. À Tokyo, c’est le comportement de gaijin en pleine bataille d’eau autour du bassin de purification du Meiji-jingū qui effare et sidère les Japonais qui assistent à la scène.

Même hors de ces parcours de visites populaires, on note des incivilités que peu de Japonais se permettent. D’abord, le fait de fumer en pleine rue malgré les signaux interdictions énormes tracés sur le sol, ou les curieux qui filment et photographient les joueurs dans les salles d’arcade pour les publier sur des réseaux sociaux, oubliant par la même occasion la notion de vie privée et de droit à l’image. Enfin, comment ne pas citer le comportement des supporters de rugby français dans le métro tokyoïte en septembre dernier, qui ont célébré une victoire  du XV de France en effectuant un Paquito, c’est-à-dire en s’asseyant sur le sol des rames avant qu’un des leurs ne se jettent sur les autres pour traverser le wagon porté par leurs mains. Reprise dans de nombreux média, cette scène qui a fait sourire quelques passagers a fait polémique, pour une attitude jugée irrespectueuse puisqu’elle gêne les autres personnes.

On imagine qu’avec les Jeux Olympiques 2020, beaucoup de visiteurs vont se rendre au Japon pour soutenir leur nation et en profiter pour visiter le pays, sans véritablement connaître le pays et les us et coutumes japonais. Le Japon se retrouve donc face à un dilemme : éduquer les touristes ou s’adapter à leurs comportements.

D’où viennent les problèmes ?

En premier lieu, l’incompréhension est la cause de comportements inadaptés. En effet, si le touriste ne parle pas japonais, il est difficile pour lui de comprendre son interlocuteur ou les panneaux n’indiquant les règles à respecter qu’en japonais. Cela peut se traduire par des scènes cocasses entre autochtones et étrangers. Toutefois, grâce à la bienveillance des Japonais et les applications sur smartphone, la communication se passe bien permettant ainsi de voyager sans créer de troubles pour la population locale.

Pour aller fumer, se rendre à une "Smoking Area"

Pour aller fumer, se rendre à une « Smoking Area » – Wikimedia Commons

Pourtant la barrière de la langue n’est pas le seul problème au Japon. Les principaux exemples de comportements déplacés sont largement imputables à l’ignorance de règles qui sont évidentes pour le commun des mortels, japonais ou non. Parmi les exemples les plus flagrants qui ont tendance à ulcérer les Japonais, on peut recenser : les visiteurs qui cassent des branches de cerisier pour « ramener un souvenir à la maison » en pleine période de floraison des sakura lors du Hanami ; ceux qui laissent leurs détritus de repas en pleine rue ; le non-respect du silence dans les temples, certains allant même jusqu’à mettre de la musique sur leur téléphone durant la visite !

Le silence est important au Japon, tout comme le respect de la tranquillité de l’autre. Il est d’ailleurs très fréquent qu’on vous demande avec insistance de ne pas faire de bruit, quand vous logez chez l’habitant ou dans un appartement de particulier, notamment du fait des petites structures et de la proximité du voisinage. Une précaution nécessaire, qui n’empêche pas d’avoir des voisins étrangers qui ne tiennent pas compte de l’avertissement, ce qui ne manque pas d’entraîner des plaintes. Depuis 2018, les locations entre particuliers sont soumises à des règles plus strictes, ce qui permet de limiter les désagréments pour les habitants.

Interdiction d'uriner

Panneau à Shinjuku Golden Gai

Au-delà de l’ignorance, on pourrait voir une attitude désinvolte face aux règles en vigueur, caractéristiques de nombreux touristes. Le Japon n’est pas encore totalement habitué à accueillir des étrangers. Si l’État et le secteur du tourisme se frottent les mains, certains habitants des villes les plus visitées crient leur ras-le-bol alors que leur pays perd de son âme, envahi par des visiteurs qui viennent perturber leur quotidien.

Doit-on craindre une hostilité plus grande envers les voyageurs étrangers, qui romprait totalement avec le bon accueil que connaissent les voyageurs jusque-là ?

Des conséquences directes pour l’habitant et le visiteur étranger

La grogne monte dans le pays et Kyoto semble être le bastion de cette rébellion contre le tourisme de masse. Des groupes de citoyens se relaient dans les quartiers les plus touristiques de l’ancienne capitale pour éduquer les visiteurs qui se comportent mal ou qui ont un accoutrement impropre (tenues trop déshabillées, vêtements sales chez certains backpackers…) au lieu qu’ils visitent, quand d’autres ramassent les détritus déchets laissés par les touristes indélicats.

Sensō-ji asakusa

Allée commerciale Nakamise au temple Sensō-ji d’Asakusa à Tokyo bondée de touriste – Kyodo

Cependant, la colère des Japonais semble plutôt être dirigée contre le gouvernement et contre les institutions locales en charge du tourisme que contre les touristes, en les accusant de promouvoir des destinations qui étouffent déjà par l’afflux massif de touristes au lieu. Si celui-ci se comporte correctement, l’accueil sera bon ou dans le pire des cas les locaux feront preuve d’indifférence. En revanche, les habitants de Kyoto ont vu leur vie changer et se lamentent que les nombres de structures hôtelières continuent de croître alors que la ville a déjà atteint sa capacité d’accueil maximale. La crainte, justifiée, de voir la situation empirer avec les Jeux Olympiques ne fait qu’augmenter le rejet désormais palpable chez certains Japonais du gaijin en visite.

Comme l’explique Shuhei AKAHOSHI, le Directeur général du Département des congrès et du tourisme de Kyoto : «L’augmentation du nombre de touristes a sans aucun doute une influence sur la vie quotidienne des citoyens de Kyoto. Les bus, les trains et les routes sont plus encombrés et l’augmentation du nombre de chambres d’hôtes illégales a suscité l’inquiétude de nos résidents quant à la menace potentielle pour leur sécurité et leur tranquillité d’esprit».

foule japon tourisme

Centre-ville de Kyoto

Même son de cloche du côté de Kamakura, dans le quartier Namba d’Osaka, au temple Nanzo-in de Fukuoka et bien évidemment à Tokyo, qui reste la destination la plus populaire chez les étrangers et où les rues aux abords des principaux spots touristiques sont par moment impraticables, tant la foule y est dense. Il suffit de jeter un œil aux réactions des autochtones pour comprendre que l’agacement est bien présent, dans un pays où on a plutôt l’habitude de ne pas exprimer ses sentiments.

Quand on sait que le gouvernement espère accueillir 60 millions de touristes à l’horizon 2030, on est en droit de se demander si le pays parviendra à faire face à une telle affluence, sans perdre son âme et en évitant les comportements hostiles de sa population. Dans cette optique, les Jeux Olympiques de juillet prochain pourraient servir de test grandeur nature.

Le Japon va-t-il s’adapter à l’attitude des touristes ?

Plusieurs signes montrent que le Japon est prêt à faire bouger les choses, en proposant des solutions qui s’adaptent aux personnes pas forcément familières avec la culture nippone.

Pour les Jeux Olympiques, des taxis sans chauffeur avec lesquels les seules interactions se feront via l’application dédiée. Cela permettra aux étrangers ne parlant pas la langue de se rendre à leur destination facilement. Des tests ont actuellement lieu sur les trajets Aéroports – Gare de Tokyo. Pour rejoindre rapidement une zone, les personnes à mobilité réduite ou les touristes qui le souhaiteront pourront voyager à bord de voiturettes autonomes. Depuis une tablette, ils pourront définir la destination. Toyota, en charge du projet Tokyo 2020 Robot Project, a également présenté une gamme de robots qui pourront aider les visiteurs et les athlètes au sein du village olympique. Parmi ces machines innovantes, sont annoncées : les mascottes qui serviront de robots d’accueil sur les sites des événements ; des robots d’assistance qui guideront les personnes à leur siège et qui pourront même livrer de la nourriture dans les complexes où se tiendront les J.O.

Mascotte J.O 2020 Tokyo

Miraitowa et Someity, les mascottes des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2020

De quoi limiter les incompréhensions qui peuvent créer certaines tensions. Dans cette même optique, le gouvernement a mis en place une signalétique multilingue dans les villes hôtes, avec des indications en japonais, anglais et souvent en chinois et en coréen, tout en recrutant de nombreux bénévoles internationaux pour servir d’interprètes durant la durée de ces Jeux. Le pays a d’ailleurs pris conscience des lacunes au niveau de la pratique orale de l’anglais et a lancé, en décembre 2019, un plan de réforme de l’enseignement de cette langue qui pourrait permettre, dans les prochaines années, des échanges plus aisés entre touristes et Japonais. Des mesures, sous forme de compromis entre habitudes locales et puritanisme de certains visiteurs, évoquent le retrait des magazines pornographiques des étals des konbini, pour ce qui serait un pas de plus vers la globalisation déjà bien entamée du pays.Interdiction Gaijin

Mais le Japon n’est pas prêt à lâcher sur tout comme le prouvent certaines décisions un peu plus radicales et destinées à protéger le bien-être des habitants et la tradition. Les tracts et les affiches qui se multiplient à Kamakura ou à Kyoto, et qui incitent les visiteurs à ne pas manger en marchant dans la rue car les déchets sont abandonnés et qu’il existe un risque de salir les vêtements d’autrui, ou à rester silencieux dans les lieux sacrés, montrent bien que tous les comportements ne seront pas tolérés. D’ailleurs, certains restaurants refusent désormais les gaijin afin d’éviter le moindre trouble, leur reprochant leurs mauvaises manières (utilisation des assiettes comme cendrier, impayés, problèmes de compréhension de l’addition qui engendre des conflits…).

Certains temples ont tout simplement fermé leurs portes aux groupes de visiteurs étrangers. Le temple Nanzo-in de Fukuoka, célèbre pour son immense bouddha, n’accepte plus les groupes de plus de 5 personnes. D’autres temples et sanctuaires prennent les mêmes décisions, préférant interdire l’accès aux potentiels trouble-fêtes plutôt que de ruiner l’atmosphère sacrée des lieux. Dans ce contexte, les visiteurs chinois sont très souvent pointés du doigt par les média, du fait qu’ils se déplacent souvent en groupe. Il serait pourtant erroné de les penser seuls responsables de problèmes de comportement au Japon. En effet, de nombreux propriétaires d’établissements reprochent aux Occidentaux leur arrogance, leur manque de patience et des attentes extrêmement élevées auxquelles il est difficile d’accéder quand la langue pose problème. Il en découle des situations embarrassantes pour les Japonais et une insatisfaction du côté du visiteur étranger.

Etablissement réservé aux JaponaisUn terme se répand dans le pays, kankō kōgai, synonyme de pollution du tourisme et qui caractérise bien le sentiment global qui se développe dans l’archipel. À l’image de ces villes comme Barcelone, Lisbonne ou Venise en Europe, les grandes villes touristiques japonaises  deviennent impraticables et arrivent à saturation. Kyoto, Tokyo, Kamakura, Fukuoka, Kumamoto, Sapporo doivent prendre les bonnes décisions pour que le sentiment anti-touristes ne rendent pas l’expérience touristique japonaise négative.

Évidemment, le voyageur qui choisit cette destination devra, à titre individuel, faire quelques efforts pour ne pas créer de remous inutiles.

Connaître le Japon avant de s’y aventurer

En général, les Japonais sont plutôt amusés de voir que le gaijin passionné du Japon sait comment se comporter dans le pays, qu’il trinque au nihonshu en criant « kanpai ! », qu’il sait comment déguster des sushis correctement et qu’il ne trempe pas deux fois ses fritures dans la sauce. C’est d’ailleurs une manière d’engager la conversation, avec les habitants curieux d’en savoir plus sur vous, puisque vous semblez avoir fait l’effort d’intégration qu’ils attendent.

Temple Tokyo comportements touristes

Le Kaminarimon à Asakusa

Ainsi, s’imprégner de la culture locale et s’intéresser à ses règles avant de visiter le pays, même dans le cadre d’un événement précis comme les Jeux Olympiques 2020, ne peut être qu’une initiative payante. En apprenant quelques phrases basiques, en déchiffrant quelques kanji, hiragana et katakana (on vous conseille quelques ouvrages), cela ne rendra votre voyage que plus riche que celui qui n’a fait aucun effort. Ensuite, connaître les comportements attendus dans certaines situations et les différences culturelles ne pourra être que bénéfique pour donner une image respectable du visiteur que vous êtes, et la bienveillance japonaise vous récompensera. Enfin, le simple fait de suivre les codes locaux – pas de bruit chez vous, ne pas fumer dehors, éviter de se moucher en public, ne pas se montrer trop tactile avec votre partenaire dans les lieux publics ou encore ne pas parler trop fort dans les transports en commun – vous fera entrer dans la catégorie des touristes que les Japonais apprécient et votre séjour n’ en sera que plus passionnant.

À l’inverse, l’irrespect et des comportements inadaptés ne feront qu’accroître le sentiment anti-touristes et cela pourrait mener le Japon à perdre l’une de ses grandes forces : son accueil. Il serait dommage que dans un futur proche, venir au Japon ne signifie plus voyager dans un lieu unique au monde, mais simplement poser ses valises dans un pays fatigué d’accueillir plus qu’il ne le devrait.

Le Japon évolue et tente de trouver la bonne solution pour gérer le flux croissant de visiteurs, entre compromis, solutions innovantes et respect de sa propre tradition. Avec les Jeux Olympiques de l’été prochain, le pays joue gros, tant en termes économiques qu’en matière d’image à l’international. De bonnes idées pour faire face à l’afflux touristique sont avancées, la technologie pourrait servir à rendre l’expérience aussi plaisante qu’inoubliable mais les nombreux visiteurs attendus ont également une grande part de responsabilité pour que cet événement soit une réussite et non pas le point de départ d’une hostilité japonaise envers les étrangers.

Sources :

Mickael Lesage

J’ai découvert le Japon par le biais d’un tome de Dragon Ball il y a fort longtemps et depuis, ce pays n’a jamais quitté mon cœur…ni mon estomac ! Aussi changeant qu’un Tanuki, je m’intéresse au passé, au présent et au futur du Japon et j’essaie, à travers mes articles, de distiller un peu de cette culture admirable.

3 réponses

  1. Yukili dit :

    C’est vraiment lamentable, c’est vrai, ils ont raison les Japonais d’être effaré par la situation, tu vas dans un pays autre que le tiens, c’est de respecté, enfin de nos jours, les gens ne connaissent plus le respect. C’est un mot datant d’une autre dimension peut-être ? C’est  » « moi » avant tout, les autres je m’en fou ! Je fais ce que je veux. »
    La vie privé avec leurs photos ou vidéo, ils ne connaissent pas, du moment qu’ils peuvent faire des vues ou des j’aime sur les réseaux sociaux (je ne vise pas les Youtubeur ou ceux qui demandes l’autorisation, hélas ils sont très peu), c’est ce qui compte, ce genre de comportement devrait être sanctionné partout dans le monde.

  2. SuzuKube dit :

    Wow, merci pour cet article très documenté ! Joli site au passage, il me rappelle un de mes anciens site Internet ^^ !

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